Carnet de route

Cap Canaille : déroutant et délirant

Le 25/10/2014 par Fred C

Escalade grandes voies : Cap Canaille

Sortie organisée par Jérôme GAIDAN

Samedi 25 octobre 2014

« Cap Canaille : déroutant et délirant »

Tout d’abord un grand merci à Jérôme pour cette magnifique sortie au Cap Canaille !

Pour planter le décor. Le Cap Canaille, c’est le penchant Cassis des Falaises Soubeyranes. Un lieu assez déroutant et particulier pour l’escalade. Les couleurs, la géologie des lieux et la hauteur offrent un terrain de jeu splendide aux grimpeurs. Les voies serpentent et arpentent des murs bien verticaux, truffés de toits, dans un rocher unique. De loin, le plus délirant que j’ai pu voir jusqu’à présent.  

Du coup, ambiance garantie pour une petite équipe composée de Jérôme, Isoline et moi, qui, en cette belle matinée ensoleillée d’octobre, se lance dans les rappels du secteur « 14 juillet » à la découverte de l’escalade au Cap Canaille.

Côté escalade. Le projet du jour s’intitule « 2 vauriens, 3 canailles », un joli nom pour sept longueurs (L1: 6A / L2: 5B/C / L3: 6A+ /L4: 6A+ /L5: 6A /L6: 4a /L7: 6A) esthétiques et déboussolantes. Dès les rappels, on est plongé dans l’atmosphère du Cap Canaille : une mer sublime, une falaise atypique et un gaz toujours présent. On était prévenu mais au pied du mur l’excitation est bien présente. Un pas de bloc et une dalle pour se mettre en jambe et on arrive déjà au pied du premier 6A+ avec au programme une fissure bien raide (assez retors) avant une traversée sous un toit pour finir par un rétablissement dans une grotte nichée en pleine falaise. Jérôme réalise le pas avec brio, derrière on couine un peu mais ça passe. Les émotions sont au rendez-vous et on arrive à R3 : un relais magnifique dans une petite cavité au soleil avec vue sur le large. Ce qu’on ne sait pas encore à ce moment c’est que la voie continue à gauche de celui-ci. Pour s’imaginer la chose, le pas consiste à se mettre plein gaz pour aller attraper un bidoigt qui permet de vite se raccrocher à la voie, le vide envahit l’esprit mais les prises sont là heureusement pour canaliser les émotions. Le genre de longueur qui reste dans les mémoires. Tout comme la suivante à qui aime la fissure et la grande renfougne. On pourrait décrire presque tous les pas tellement le rocher offre du spectaculaire. Car on grimpe et on se dit que c’est fou de voir autant curiosité dans une même voie et on n’est pas à la fin des surprises. En effet, le final et quel final ! C’est une traversée en 6A sur du poudingue (du conglomérat pris dans un ciment) et ce que l’on peut dire c’est que le mental est mis à rude épreuve, on se demande toujours « ça tient ou ça tient pas ?». En leader, dès le premier pas une prise reste dans la main de Jérôme, petite zipette qui ne nous rassure pas. De plus, en tête cela demande pas mal de lecture pour apercevoir les points et lire l'itinéraire. Derrière en second, le plaisir est total c’est déroutant à souhait, faut grimper léger en mettant juste ce qu’il faut de poids dans les prises. Je sors de cette longueur un joli sourire aux lèvres pour retrouver Jérôme et Isoline et profiter d’une vue panoramique sur les Calanques au loin.

Pour finir, on risque de se répéter mais « 2 vauriens, 3 canailles » c’est un cheminement assez fou qui offre un superbe voyage sur trois rochers différents : du grès, du calcaire et du poudingue. C’est complètement délirant dans les prises et les couleurs que l’on rencontre. Ce ne fût pas facile dans tous les pas qu’on se le dise mais cette ambiance avec un gaz omniprésent ça laisse vraiment pas indifférent. Encore merci à Jérôme pour cette belle sortie qui pousse à progresser davantage pour continuer à découvrir d’autres pépites dans le genre.

Cap Canaille, à très vite !

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