Carnet de route

Week end à la Grotte de Saint Marcel.

Le 22/11/2014 par Barthe Mélanie

Week end à la Grotte de Saint Marcel.

Samedi 22/11

Ce jour-là, nous partons tôt : réveil à 6h30 pour un rendez-vous une heure plus tard au carrefour Nîmes étoile : direction la Grotte Saint Marcel !

En chemin il faut nous arrêter pour récupérer la clef de la grotte et poser toutes les affaires à la maison de famille de Damien C. au village de Laval-Saint-Roman. Une fois cela fait, un chemin en garigue nous amène à quelques mètres à peine de l’entrée : pas de marche d’approche, fabuleux ! Tout le monde s’équipe, nous pénétrons dans la grotte vers 11h00 pour explorer le réseau 4.

Très rapidement nous arrivons dans un tunnel aux dimensions peu banales : c’est énorme !! Nous suivons la galerie pour rapidement arriver dans la partie touristique de la grotte. Les concrétions sont splendides et les gours énormes ! Une pause photo s’impose. Nous récupérons ensuite notre tunnel qui conserve toujours sa taille gigantesque. La marche est moins évidente : gours, éboulis, eau plus ou moins profonde,… Des colonnes solitaires se dressent en travers des salles, c’est grand, c’est beau…

Enfin l’heure du déjeuner ! Chacun prend des forces pour attaquer dans les meilleures conditions une après-midi qui s’annonce longue ! Vincent en profite pour discrètement aller allumer 25 bougies sur un brownie : c’est l’anniversaire de Guigui. Il souffle toutes ses bougies et est ravi de la surprise. Tout le monde déguste le gâteau. On mange bien à Saint-Marcel !

C’est reparti. Le tunnel se sépare : à droite c’est le réseau 1, à gauche le 4. Nous prenons donc la galerie de gauche. Demain on fera l’inverse. La marche devient maintenant franchement compliquée. Nous arrivons sur un éboulis où il faut passer entre les blocs. La descente s’avère délicate… On est enfin arrivé dans la salle au cyprès : une stalagmite géante à la forme d’un cyprès. Les dimensions de cette salle sont incroyables. On continue notre descente par un petit puits pour attaquer la remontée de l’autre côté. Notre avancée est ponctuée de passages sur cordes, dont un sur une paroi lisse, mouillée, argileuse et oblique… Ça glisse, la corde est pleine d’argile, nous aussi, mais c’est ça la spéléo ! Nous arriverons ensuite au puits blanc : une zone magnifique avec des concrétions d’une blancheur éclatante. De nombreuses photos sont prises. A partir de ce puits, la marche devient plus facile et la grotte très concrétionnée : stalagmites, stalactites, colonnes, fistuleuses, excentriques, draperies, tout y est. Les couleurs sont fabuleuses. Le rythme ralenti, tout le monde observe et en prend plein les yeux. Nous arrivons ensuite au bout du réseau 4. Une étroiture (il faut même enlever le baudrier pour passer !) permet d’aller voir les travaux de désobstruction débutés il y a des années et abandonnés depuis.

Il commence à se faire tard, tout le monde rebrousse chemin. La fatigue se fait sentir. Nous sortons à près d’une heure du matin. Vincent et Cédric rentrent sur Nîmes tandis que nous allons tous dormir chez Damien C. qui nous a gentiment proposé sa maison. La douche et la raclette (à 3h30 du matin !) sont salvatrices même si nous nous endormons tous dans nos assiettes. Une part de gâteau chacun, un joyeux anniversaire à Guigui et une « bonne nuit » plus tard, nous nous endormons tous très rapidement. Demain on se lève tôt !

Présents le samedi : Denis, Damien C., Eden, Jean-Paul, Guillaume, David, Gaël, Damien D., Mélanie, Céline, Cédric, Vincent, Gabi

Dimanche 23/11

Réveil à 9h15 par Guigui (je le déteste un peu à ce moment-là…), tout le monde se lève pour un copieux petit-déjeuner. Les affaires sont ensuite rangées et David, Céline, Jean-Paul et Gabi nous abandonnent.

De retour sur le parking de la grotte, nous renfilons nos combinaisons et repartons en exploration. Le début se fait au pas de course : le chemin et le même jusqu’au carrefour entre réseau 1 et réseau 4. Là, nous empruntons la galerie de droite et arrivons rapidement à un lac qu’il nous faut traverser. Certains d’entre nous finirons mouillés jusqu’aux genoux et les bottes pleines, d’autres traversent pied nus. Pour ma part, j’ai un pied mouillé, un pied sec… Là le réseau et vraiment très beau : les parois de la galerie sont noires et piquetées de calcite d’un blanc immaculé. On dirait un ciel étoilé. Les concrétions sont immenses, colorées et très nombreuses. Nous arrivons ensuite dans une très grande salle au bout de laquelle un passage étroit permet d’accéder à un puits. Ce dernier s’avère compliquer à équiper ainsi, nous choisissons de passer par un toboggan et un boyau qui débouche à quelques mètres du premier puits. Les volumes sont encore incroyables ! Comment imaginer que de telles salles puissent exister sous nos pieds… Nous passons ensuite dans un tunnel très large qui nous offre quelques belles concrétions.

Mais il est déjà 16h00 et il est grand temps de retourner au grand air, demain nous travaillons et il ne faut pas rentrer trop tard. A 18h00 nous sommes dehors après avoir vu de nombreuses chauves-souris (Rhinolophidae et Vespertilionidae).

Présents le dimanche : Denis, Damien C., Eden, Guillaume, Gaël, Damien D., Mélanie

Rédactrice : Mélanie







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